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Emile Verhaeren

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OiseauLa glycine est fanée et morte est l'aubépineOiseau, French poetry, poem, poetry, poeme, poesie

La glycine est fanée et morte est l'aubépine ;
Mais voici la saison de la bruyère en fleur
Et par ce soir si calme et doux, le vent frôleur
T'apporte les parfums de la pauvre Campine.

Aime et respire-les, en songeant à son sort
Sa terre est nue et rêche et le vent y guerroie ;
La mare y fait ses trous, le sable en fait sa proie
Et le peu qu'on lui laisse, elle le donne encor.

En automne, jadis, nous avons vécu d'elle,
De sa plaine et ses bois, de sa pluie et son ciel,
Jusqu'en décembre où les anges de la Noël
Traversaient sa légende avec leurs grands coups d'aile.

Ton coeur s'y fit plus sûr, plus simple et plus humain ;
Nous y avons aimé les gens des vieux villages,
Et les femmes qui nous parlaient de leur grand âge
Et de rouets déchus qu'avaient usés leurs mains.

Notre calme maison dans la lande brumeuse
Etait claire aux regards et facile à l'accueil,
Son toit nous était cher et sa porte et son seuil
Et son âtre noirci par la tourbe fumeuse.

Quand la nuit étalait sa totale splendeur
Sur l'innombrable et pâle et vaste somnolence,
Nous y avons reçu des leçons du silence
Dont notre âme jamais n'a oublié l'ardeur.

A nous sentir plus seuls dans la plaine profonde
Les aubes et les soirs pénétraient plus en nous ;
Nos yeux étaient plus francs, nos coeurs étaient plus doux
Et remplis jusqu'aux bords de la ferveur du monde.

Nous trouvions le bonheur en ne l'exigeant pas,
La tristesse des jours même nous était bonne
Et le peu de soleil de cette fin d'automne
Nous charmait d'autant plus qu'il semblait faible et las.

La glycine est fanée, et morte est l'aubépine ;
Mais voici la saison de la bruyère en fleur.
Ressouviens-toi, ce soir, et laisse au vent frôleur
T'apporter les parfums de la pauvre Campine.

Birdie

The wisteria withers and dead is the hawthorn
Christiane Guise's Translation © 2008

The wisteria withers and dead is the hawthorn
but the season of heather in flower is coming
and in this calm and sweet evening, the brushing wind
sends you our poor Campine’s perfumes.

Enjoy and breathe them; think of her fate,
of her soil bare and rough where the wind fights;
where the pond digs its holes and the sand takes her as its prey
but, she still gives us the little of what is left.

In autumn, long ago, we lived from her,
from her valley and her woods, from her rain and her sky
till December when the Christmas angels
flew in her legend with great wing beats.

Your heart became stronger, more humble, more human.
There we have loved the people from the old villages,
and the women who used to talk of their great age
and their forgotten spinning wheel which worn out their hands.

Our calm house in the misty heath
was clear to see and welcoming,
Its roof was dear to us as its doorstep
and its hearth blackened by the smoking peat.

When the night spread its full splendour
on the unnumbered, pale, and vast somnolence
we received the silence’s lessons
and our soul never forgot its ardour.

Feeling more alone in the deep valley
dawns and twilights entered in us more;
our eyes were franker and our hearts sweeter
full to the brim of the world’s fervour.

There we used to find happiness without asking
even the sadness of the days seemed good to us
and the little sun at the end of autumn
charmed us even more being so weak and tired.

The wisteria withers and dead is the hawthorn
but the season of heather in flower is coming
tonight, remember again and let the brushing wind
send you our poor Campine’s perfumes.


Oiseaux
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